Grégory, originaire de Languidic, est impliqué dans la vie de la commune où ses enfants sont scolarisés. Il a acquis un terrain de 4 hectares, juste à côté de la minuscule aire d’accueil des Gens du Voyage. Comme beaucoup de Bretons ayant grandi ici, il n’a pas les moyens d’acheter un terrain constructible, conséquence de décennies de spéculation immobilière encouragée par les élus. Aujourd’hui, ces mêmes élus l’accusent d’avoir aplani et remblayé 1 000 m² pour y installer une caravane. Le maire de Languidic, Laurent Duval, va plus loin : il l’accuse d’avoir détruit une zone humide.
Qu’en est-il réellement ?
Avec l’accord de Grégory et en sa présence, ainsi que celle de membres de sa famille, je me suis rendu sur place pour constater la réalité du terrain.
Le terrain se trouve juste à côté de la trop petite aire d’accueil, elle-même construite sur un terrain humide par les précédentes municipalités. L’actuel maire la défend, faute de proposer une alternative. Ses résidents sont dissimulés par les élus de l'agglomération dans un bois, comme si leur présence ne devait pas être vue.
Voici ce que j’ai constaté sur place : la zone humide est intéressante, mais elle se trouve en contrebas de la route. La parcelle visée par les accusations du maire est, elle, située à mi-pente d’un bassin versant. En observant de plus près, on remarque des écoulements d’eau dus au remembrement du champ situé en amont, ce qui peut donner l’illusion d’une zone humide. Pourtant, il s’agit simplement d’un terrain temporairement inondé, sans les caractéristiques d’une véritable zone humide ou d’une prairie flottante. D’ailleurs, cette parcelle est officiellement classée comme espace agricole. Quant aux talus que Grégory a construits autour, ils présentent un réel intérêt écologique, même s’ils retiennent l’eau.
Les remblais sont légers : aucun terrassement profond n’a été réalisé, et le système du bassin versant n’a pas été rompu. La police municipale est intervenue sans autorisation sur la propriété privée, cherchant à trouver un prétexte pour verbaliser les tas de terre agricole et les déclarer en dépôt sauvage. On y trouve quelques morceaux de briques rouges mais l'ensemble est constitué d'un dépôt superficiel de roches granitiques. Le site a plutôt été nettoyé par Grégory avant d'aménager la parcelle.
Dans les années 50, le remembrement a détruit de nombreux talus, ce qui est désormais responsable des écoulements d’eau jusqu’à la parcelle de Grégory. Les images aériennes des années 50 comparées à maintenant le démontrent. Or, ce propriétaire refait des talus, les élus en feraient pas mal d'en prendre exemple dans leur politique locale.
Entre la parcelle et la route, des agriculteurs locaux ont prêté main-forte pour empêcher que les lignes du réseau électrique ne soient touchées par la végétation. Les chênes bordant la parcelle ainsi que les bois sont conservés. Dans les anciennes prairies, Grégory prévoit d’y installer des chevaux.
Cependant, la collectivité refuse la connexion au réseau d’eau potable, le raccordement pour les branchements, ainsi que des conteneurs pour le tri sélectif et un ramassage des déchets, comme cela se fait dans n’importe quel hameau. Il semble que le maire établisse ainsi une hiérarchie dans les droits humains.
La zone humide toute proche est bien préservée, quant à elle :
Cela peut être une simple coïncidence, mais en quittant l'aire d'accueil des Gens du Voyage, j’ai été suivi par un véhicule de la police municipale de Languidic, passant par Landévant et jusqu’à la voie express en direction de Vannes, où il a finalement quitté la route en abandonnant sa trajectoire pour repartir dans le sens contraire.
Alors que la mairie de Languidic donne des leçons, qu’est-ce qu’une véritable destruction de l’environnement ?
- Prenons l’exemple de la zone d’enfouissement de Languidic, située au confluent de ruisseaux et au milieu d’au moins six sources, non loin du Blavet !
- Ce sont aussi les nombreux terrassements et destruction d’arbres anciens sur la commune. Ici, à moins de 300 m. de la parcelle de Grégory. Or, les élus ne disent rien dans ce cas !
- Il s’agit entre autres de l’importante et irréversible destruction d’un système constitué d’un vaste bassin versant et de zones humides à Koed Moused (Coët Mousset).
Ce n’est pas Grégory qui devrait être poursuivi en justice, car il n’a commis aucune malhonnêteté. En revanche, les élus de Languidic devraient rendre des comptes.
Quant aux destructions dans la Communauté d’agglomération de Lorient, souhaitez-vous qu’on en parle aussi ? Il y a de quoi faire, avec des destructions terribles à documenter. Puis-je vous fournir les dossiers ?
En attendant une justice digne de ce nom, Grégory sera est convoqué le 16 mars 2026 devant le tribunal correctionnel à Lorient. Soyons nombreux pour le soutenir !